Début avril 2008, l'entreprise Lurgi GmbH, spécialiste des procédés chimiques et de la construction, a lancé un projet pilote de production de biocarburant de deuxième génération (ou carburant BtL) basée sur un procédé encore peu répandu : le "MtS" (Methanol-to-Synfuels) convertit le méthanol (obtenu à partir de biomasse) en diesel et en essence de synthèse. Bien que moins connu que le procédé "Fischer-Tropsch" [1], le MtS constitue une approche prometteuse et plus flexible dont Lurgi GmbH souhaite démontrer la faisabilité technique avec la construction, à Wolfsbourg (Land de Basse-Saxe), d'une installation courant 2009 et une série de tests à mener jusqu'en 2011.
Dernière étape pour la synthèse de BtL (Biomass-to-Liquid), le procédé MtS se couple à tout procédé capable de produire du méthanol à partir de biomasse (paille, bois, plantes). C'est le cas du procédé "bioliq" par exemple, développé par le Centre de recherche Helmholtz de Karlsruhe (FZK) : par pyrolyse, les chercheurs du FZK sont capables, à l'échelle pilote, de synthétiser un produit dont l'aspect rappelle celui du pétrole, une sorte d'intermédiaire énergétique désigné sous le nom de "Slurry" ; l'étape suivante consiste à faire subir au Slurry une gazéification thermochimique, puis à transformer le gaz ainsi obtenu en méthanol.
Partenaires industriels du projet, l'entreprise allemande de chimie Süd-Chemie AG apporte son expertise en techniques de catalyse, tandis que le groupe automobile Volkswagen AG se charge d'analyser l'ensemble du procédé du point de vue de sa rentabilité économique et de son potentiel de réduction des émissions de CO2.
Le projet est soutenu par l'Agence allemande pour les matières premières renouvelables (FNR) à hauteur de 4,5 millions d'euros. Actuellement, il n'existe qu'une seule installation au monde de production de biocarburants de deuxième génération : inaugurée par la Chancelière fédérale le 17 avril 2008 à Freiberg [2], l'installation "Beta" de l'entreprise Choren exploite le procédé "Fischer-Tropsch" et devrait entrer en production d'ici fin 2008 (production : 18 millions de litres de diesel par an). S'en suivra à l'horizon 2012-2013 la construction d'une installation "Sigma", caractérisée par des dimensions et une production supérieures (200.000 tonnes par an).
Les biocarburants de deuxième génération ou BtL (qui utilisent la biomasse ligno-cellulosique d'origine forestière et agricole : bois, paille, déchets végétaux) présentent des avantages incontestables par rapport aux biocarburants de première génération, encore appelés agrocarburants (obtenus à partir de cultures, telles que céréales, colza, betterave) : leur production ne rentre pas en compétition avec l'industrie agroalimentaire, ils ont un meilleur bilan écologique (pas de pollution des sols, moindre impact carbone, combustion propre car absence de soufre et d'aromates) et un rendement énergétique supérieur (un hectare de surface permet de produire 4.000 litres de BtL, contre seulement 1.550 litres de biodiesel et 2.550 litres de bioéthanol). Enfin, les carburants BtL peuvent être adaptés, lors de leur production, aux exigences des moteurs et conviennent donc aux générations de moteurs actuelles et futures.
Src: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54287.htm
Actualités - économie d'énergie, énergie solaire
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L'énergie selon Wikipédia
L'énergie (du grec : ενεργεια, energeia, force en action[1]) est la capacité d'un système à produire un travail entraînant un mouvement, de la lumière ou de la chaleur. C'est une grandeur physique qui caractérise l'état d'un système et qui est d'une manière globale conservée au cours des transformations. Dans le Système international d'unités, l'énergie s'exprime en joul
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Formes d’énergie
L’énergie se manifeste sous diverses formes :
- l’énergie cinétique d’une masse en mouvement ;
- l’énergie potentielle des divers types de forces s’exerçant entre systèmes ;
- l’énergie électromagnétique par exemple la lumière.
On qualifie également l’énergie selon la source d’où elle est extraite ou le moyen par lequel elle est acheminée: l’énergie nucléaire, l’énergie de masse, l’énergie solaire, l’énergie électrique, l’énergie chimique, l’énergie thermique, l’énergie éolienne... L’énergie mécanique désigne la combinaison de l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle mécanique.
Principe de conservation de l'énergie [modifier]
L'énergie ne peut ni se créer ni se détruire mais uniquement se transformer d'une forme à une autre (principe de Mayer) ou être échangée d'un système à un autre (principe de Carnot). C'est le principe de conservation de l'énergie.
Ce principe empirique a été validé, bien après son invention, par le théorème de Noether. La loi de la conservation de l'énergie découle de l'homogénéité du temps. Elle énonce que le mouvement ne peut être créé et ne peut être annulé : il peut seulement passer d'une forme à une autre. Afin de donner une caractéristique quantitative des formes de mouvement qualitativement différentes considérées en physique, on introduit les formes d'énergie qui leur correspondent
Historique
Le mot énergie vient du bas-latin energia qui vient lui-même du grec ancien ἐνέργεια (energeia), qui signifie « force en action »[1], par opposition à δύναμις (dynamis) signifiant « force en puissance ».
L’énergie est un concept ancien. Après avoir exploité sa propre force, celle des esclaves, des animaux, l’homme a appris à exploiter les énergies contenues dans la nature (d’abord les vents, énergie éolienne et les chutes d’eau, énergie hydraulique) et capables de lui fournir une quantité croissante de travail mécanique par l’emploi de machines : machines-outils, chaudières et moteurs. L’énergie est alors fournie par un carburant (liquide ou gazeux, énergie fossile ou non).
L’expérience humaine montre que tout travail requiert de la force et produit de la chaleur ; que plus on « dépense » de force par quantité de temps, plus vite on fait un travail, et plus on s’échauffe.
Comme l’énergie est nécessaire à toute entreprise humaine, l’approvisionnement en sources d'énergie est devenu une des préoccupations majeures des sociétés humaines.
Énergétique
Dans les sociétés industrielles, l'activité humaine passe par la fourniture d'énergie électrique produite par des matières premières, principalement charbon, gaz naturel, pétrole et uranium ; on parle alors d'énergie fossile ; ces matières premières sont appelées par extension « énergies ». On parle aussi d'énergies renouvelables lorsque l'on utilise l'énergie solaire, l'énergie éolienne ; l'énergie hydraulique des barrages est la plus importante des énergies renouvelables. (Voir aussi : politique énergétique.) L'énergie est un concept essentiel en physique, qui se précise depuis le XIXe siècle.
On retrouve le concept d'énergie dans toutes les branches de la physique :
- en mécanique ;
- en thermodynamique ;
- en électromagnétisme ;
- en mécanique quantique ;
- mais aussi dans d'autres disciplines, en particulier en chimie.
Biocarburants de 2ème génération : construction d'une installation pilote en Basse-Saxe
Mots-clés : biocarburants
Les biocarburants ont un effet positif sur l'environnement
Selon les premières conclusions de l'étude réalisée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les biocarburants représenteraient bien une alternative intéressante et "durable" en Europe, en terme énergétique et de réduction de gaz à effet de serre.
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Mots-clés : agrocarburants, biocarburants
Les agrocarburants de plus en plus critiqués
JAKARTA (AFP) - Les négociations sur le réchauffement climatique cette semaine à Bangkok s'inscrivent dans un contexte de critiques sévères contre les agrocarburants, improprement appelés "biocarburants", qui ne sont plus désormais considérés comme une solution miracle.
La combustion d'un carburant issu de la canne à sucre, du maïs ou du palmier à huile est plus propre que celle d'un carburant fossile.
Mais les experts assurent que la demande en agrocarburants entraîne des effets fâcheux pour l'économie et la sécurité alimentaire mondiales, et pourrait finalement causer davantage de mal que de bien à l'environnement.
Rudy Gosal, un coursier indonésien de 36 ans, n'a pas de voiture et pourtant la question le concerne directement.
En compagnie de centaines d'autres Indonésiens dans un quartier populaire de Jakarta, il fait la queue pour acheter de l'huile de cuisson subventionnée par le gouvernement.
Cette huile de palme est cruciale pour les 234 millions d'Indonésiens: elle sert à frire leur plat national, le "nasi goreng" (riz frit) ainsi que les poissons et volailles qui vont avec.
Mais cette huile a récemment augmenté de 70%, pour atteindre 12.000 roupies (1,30 dollar) le litre. "Nos salaires n'augmentent pas en même temps que le prix (de l'huile de palme). C'est complètement déséquilibré", s'alarme M. Gosal.
La culture de certains végétaux sources d'agrocarburants implique par ailleurs des agressions environnementales majeures.
C'est le cas en Indonésie: cet archipel est devenu le premier producteur mondial d'huile de palme, en rasant d'immenses forêts naturelles, notamment sur tourbières, un écosystème très spécial composé d'une accumulation de matières organiques.
Une forêt sur tourbière contient trente fois plus de carbone qu'une forêt humide normale et la transformer en plantation conduit à libérer les énormes quantités de carbone stocké dans le sol.
Une étude publiée en février dans le magazine Science a conclu qu'il faudrait 840 ans aux biocarburants tirés des plantations sur tourbières d'Indonésie pour effacer la "dette en carbone" générée par la transformation de ce milieu naturel.
L'Indonésie a d'ailleurs sauté en quelques années du 21e au 3e rang des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (GES), juste derrière les Etats-Unis et la Chine.
Les délégués actuellement réunis à Bangkok sous l'égide des Nations unies doivent poser les jalons d'un accord ambitieux visant à réduire les émissions de GES. Le texte doit être signé en 2009.
Le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production d'agrocarburants met en péril l'approvisionnement alimentaire de la population mondiale, a récemment averti le patron de Nestlé, Peter Brabeck.
La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, Josette Sheeran, a quant à elle appelé début mars à la vigilance, à propos des terres "détournées de la chaîne alimentaire" et pénalisant les plus démunis.
Au niveau agricole, les spécialistes constatent des conséquences transfrontalières néfastes.
"A chaque fois que dans un pays une surface cultivée est dédiée au carburant, le prix (de la denrée cultivée) monte et d'autres agriculteurs en produisent davantage, en s'étendant en bonne partie sur des forêts et des pâturages", souligne Timothy Searchinger, un expert de l'université américaine Georgetown.
Joe Fargione, un des auteurs de l'étude publiée dans Science, confirme: la réduction des superficies cultivées de soja a causé l'augmentation de son prix, ce qui pourrait par exemple inciter des villageois brésiliens à davantage déboiser l'Amazone pour en planter, explique-t-il.
Src: http://fr.news.yahoo.com/afp/20080402/tts-environnement-climat-onu-indonesie-p-c1b2fc3.html
Mots-clés : agrocarburants, biocarburants
"Les biocarburants sont sur la mauvaise voie"
La hausse de la production de biocarburants a destabilisé le budget du gouvernement britannique. Elle a contribué à faire monter les prix des produits alimentaires et a mené à une intensification de la déforestation en Asie du Sud-Est. C'est le bilan peu flatteur qu'a dépeint, vendredi, l'ancien directeur de la Banque mondiale Robert T.Watson.
"La façon dont nous sommes en train de produire des biocarburants n'est pas la bonne voie à suivre", a-t-il déclaré publiquement lors d'une conférence à Oxford.
Les programmes de soutien au biocarburant allemand et américain représentent selon lui les systèmes les moins viables économiquement. En revanche, la culture de la canne à sucre au Brésil lui paraît être l'une des seules méthodes durables actuellement en exploitation.
Watson, actuel conseiller scientifique au ministère britannique de l'Agriculture, a invité les gouvernements à activer la recherche et le développement dans le domaine dans les 5 à 10 prochaines années. Selon lui, il est possible que de nouvelles technologies se révèlent plus viables à l'avenir.
Crispin Tickell, directeur du programme de politique prospective à l'université d'Oxford, a pour sa part qualifié de "catastrophique" la politique américaine en matière d'éthanol. "Les biocarburants ont un rôle à jouer, mais seulement comme l'une des technologies" à développer, aux côtés de l'énergie solaire ou géothermique, a-t-il expliqué.
Concernant l'agriculture, Watson a admis que les changements climatiques ont pu avoir un impact positif sur elle, en allongeant la saison de croissance. Mais, à terme, "un changement climatique global est susceptible d'être négatif pour le secteur agricole, et exigera un effort d'adaptation conséquent. "
Certains scientifiques ont évoqué les OGM comme une réponse aux défis posés par le climat, en proposant des variétés plus résistantes. Watson n'écarte pas cette idée, mais se dit préoccupé par l'idée de voir certains pays en développement se rendre dépendants de fournisseurs de semences comme l'américain Monsanto.
Il s'est par ailleurs prononcé favorablement à l'idée de payer les fermiers pour les services environnementaux qu'ils rendraient, tels que la catpure du carbone, ou la protection de l'approvisionnement en eau douce.
Une idée approuvée par Tickell : "le marché agricole "devrait fonctionner à l'intérieur d'un cadre bien défini de l'intérêt public", a-t-il ajouté. "Nous devons accepter l'idée que l'agriculture n'est pas une entreprise comme les autres. C'est une erreur de la considérer comme telle."
Src: ENN
Mots-clés : biocarburants, transports
Biocarburants : Boost des procédés thermochimiques
Le Department of Energy (NDLR : aux USA) vient d'accorder 7,7 millions de dollars de subvention (sur un coût total estimé de 15,7 millions de dollars) à quatre projets de gazéification par voie thermochimique permettant la transformation de biomasse en biocarburants.
Les projets de démonstration couvrent une palette assez large de matières premières biovégétales et mettront principalement l'accent sur le développement de méthodes moins polluantes (voir table).
Il s'agit de la quatrième initiative lancée cette année par le DoE pour soutenir le développement de procédés de fabrication de bioéthanol et de biocarburants utilisant des matières premières cellulosiques et des biomasses non conventionnelles :
* 385 millions ont été débloqués en février pour la construction de 6 usines d'éthanol cellulosique d'échelle,
* 23 millions de dollars ont été fléchés sur 5 centres industriels et universitaires pour le développement de souches et de procédés bactériens adaptés à la fermentation de la biomasse cellulosique en conditions industrielles,
* 200 millions ont été accordés en mai pour des projets de taille pilote (10% de la capacité industrielle) impliquant des procédés et des biomasses de stade non-industriel, trois Bioenergy Research Centers dotés chacun de 125 millions de $ ont été désignés par le DoE au mois de juin. Une bonification exceptionnelle de 30 millions sur le budget 2007, accordée récemment, porte cet effort à plus 400 millions
Biocarburants : un Boost des procédés thermochimiques
Cette nouvelle initiative du DoE, d'ampleur plus modeste, se distingue des précédentes par les technologies cibles, les procédés thermochimiques. Ces procédés concurrents de la voie enzymatique présentent des avantages en termes de coût, de biomasses exploitables et de diversité des produits (ils permettent d'élaborer un biogaz qui peut servir de base à la filière pétrochimie), mais aussi des inconvénients, notamment en termes environnementaux. Les acteurs de la filière thermochimique avaient récemment déploré le peu de soutien apportés à cette alternative au bioéthanol par voie enzymatique.
BE Etats-Unis numéro 104 (14/12/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52280.htm
Mots-clés : biocarburants, transports
Agrocarburants ou biocarburants? Proposition de définition pour les distinguer
Les agrocarburants sont actuellement très à la mode dans les médias mais il sont également très critiqués notamment par certains écologistes qui les condamnent systématiquement.
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Mots-clés : biocarburants, transports
Fabriquer des biocarburants avec du gaz carbonique
A l'aide d'un puissant four solaire, il serait possible de casser la molécule de dioxyde de carbone puis de s'en servir pour produire des carburants utilisables dans des moteurs classiques. Un recyclage prometteur mais que l'on n'espère pas avant une ou deux décennies.
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Mots-clés : biocarburants, gaz carbonique
La mer pourrait devenir une source importante de biocarburant avec les algues
Après la Banque mondiale, c’est au tour de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de s’inquiéter de la vogue des agrocarburants destinés à limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports. Or, à côté de nos forêts, la mer pourrait devenir une source importante de biomasse et de biocarburant.
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Mots-clés : biocarburants
Biocarburants : pas de risque pour l'alimentation
L’Office National Interprofessionnel des Grandes Cultures (ONIGC) publie une étude évaluant la surface nécessaire en France pour atteindre les objectifs d'incorporation de 7% de biocarburants en 2010.
Selon les conclusions de son Comité « biocarburants et biomasse », composé d’experts de tous horizons, l'objectif est parfaitement réalisable, sans pour autant mettre en péril les besoins alimentaires domestiques, et tout en maintenant les exportations de céréales (50% de la production française).
L'incorporation de 7% de biocarburants à la pompe nécessiterait une surface de culture supplémentaire de 310 000 ha, afin de tripler la production de biodiesel et de bioéthanol. La réalisation de l'objectif 2010 représente en effet un besoin de 2,62 millions de tonnes de biodiesel, et de 740 000 tonnes de Biodiesel.
Face aux inquiétudes croissantes concernant la menace que fait peser le développement des biocarburants sur les cultures alimentaires, et donc sur les prix, l'ONIGC répond par l'optimisme.
La première raison qui écarterait un risque de concurrence avec les cultures alimentaires, explique le comité d'étude, s'explique par l'utilisation croissante de co-produits pour l'alimentation animale (drêches, tourteaux, pulpe) qui se substituerait en partie aux céréales. Elle permettrait ainsi de dégager 40 000 à 310 000 ha.
La seconde raison est la remise en culture de terres laissées en jachère. 300 000 à 400 000 ha pourraient ainsi être exploitées tout en conservant les jachères environnementales.
Le total des nouvelles surfaces exploitables pourraient donc atteindre une surface comprise entre 340 000 et 710 000 hectares, alors que 310 000 sont nécessaires aux objectifs 2010.
(src : ONIGC)
Mots-clés : biocarburants, transports
La loi de finances pourrait réduire les aides au biocarburant
La loi de finances 2008 pourrait revoir à la baisse l'avantage fiscal accordé aux biocarburants.
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Mots-clés : biocarburants, energies renouvelables, transports
Biocarburants: l'engagement des constructeurs allemands
Les constructeurs automobiles allemands s'engagent à porter à 20% en 2020 la part de leurs modèles fonctionnant aux biocarburants.
A l'occasion de la conférence internationale sur les véhicules écologiques organisée à Dresde, les constructeurs allemands se sont engagés auprès de leur fédération, la VDA, à privilégier les biocarburants de seconde génération.
Plus précisément, ils entendent recourir aux déchets biologiques issus de l'industrie alimentaire. Une technique qui ne sera néanmoins au point que dans 5 ans, affirment les experts.
Actuellement situés autour de 6% en Allemagne, les voitures alimentées au biocarburants ne peuvent s'approvisionner que dans une centaine de pompes dédiées.
L'industrie automobile allemande a récemment été mise en cause pour la forte consommation de ses modèles, et l'importance de leurs émissions de CO2.
(src : La Tribune)
Mots-clés : biocarburants, transports
Du biocarburant issu des micro-algues
Les efforts investis dans la recherche pour trouver de nouveaux combustibles ont amené deux entreprises andalouses à utiliser des algues comme matière première. Naturels, ces éléments marins pourraient remplacer des produits qui eux sont nuisibles pour l'environnement.
Le groupe Rafael Morales s'est lancé dans la recherche sur ces combustibles novateurs, une initiative qui lui permet en plus de diversifier sa ligne commerciale. Pour l'instant, l'entreprise a présenté à la Corporation Technologique d'Andalousie (CTA), une fondation privée soutenue par le Ministère pour l'Innovation, la Science et l'Entreprise, deux projets pour exploiter des algues.
Le premier des projets se base sur l'utilisation d'algues pour développer des hydrocarbures. En effet, Rafael Morales mène actuellement une étude destinée à analyser les possibilités d'obtenir des hydrocarbures à partir de la microalgue Botryococcus Braunii, présente sur le littoral de Huelva. Concrètement, cette initiative étudie la viabilité technique de la culture de ce type de microalgue sur la côte et sa capacité à accumuler des hydrocarbures combustibles.
Le second projet a pour objectif la mise à profit des caroténoides présents dans les algues Duna leilla salina, que l'on peut obtenir sur le littoral de Huelva. Les propriétés antioxydantes des caroténoides ( composé qui accorde leur couleur aux carottes ou aux tomates par exemple), ouvre un large éventail de possibilités d'application.
Une autre entreprise, Bioalgal Marine, située à Almería a décidé de parier sur l'utilisation des microalgues il y a maintenant sept ans. Depuis deux ans, elle commercialise des produits issus de ces éléments naturels.
Par exemple, elle a mis sur le marché un biofertilisant qui respecte l'environnement et qui peut être utilisé pour la culture de la fraise à Huelva, de l'olivier à Jaén, Cordoue et Grenade et dans les cultures intensives à Almería, précise le Directeur technique de l'entreprise, Ignacio Flores. Son entreprise recherche de nouveaux débouchés pour ce produit et il pense pouvoir s'implanter rapidement sur le marché portugais ou marocain.
La compagnie attend actuellement de savoir si elle pourra homologuer d'autres produits issus des algues, comme par exemple, un colorant alimentaire très utilisé au Japon. Elle travaille aussi avec l'Université d'Almería pour l'alimentation de larves et d'alevins de poissons. Ignacio Flores espère que ces propositions seront sur le marché à la fin de l'année ; "il s'agit de produits très chers qui présentent une grande valeur ajoutée, ce qui permettra à l'entreprise de se développer."
BE Espagne numéro 66 (30/10/2007) - Ambassade de France en Espagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51603.htm
Mots-clés : biocarburants, transports
Quand le carburant devient vert, biologique et équitable
C'est un fait unanimement reconnu : la hausse des prix du blé et du maïs observée ces derniers mois est en partie imputable à la croissance effrenée de la production de carburants issus de l'agriculture.
Les terres cultivées pour le carburant remplacent de plus en plus de terres arables, faisant croître les prix du marché.
Au milieu de ce développement incontrôlé, l'initiative de l'association Gebana affiche une démarche responsable et durable.
Son carburant, labelisé "Bio & Fair" est disponible depuis septembre dans les pompes suisses et allemandes. "Bio" pour biocarburant et agriculture biologique, "Fair" pour équitable.
Car non contentes de réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport (de 70% par rapport à un carburant fossile selon le secrétariat d'Etat suisse à l'économie ), l'association Gebana et l'entreprise Migrol veillent au respect de critères sociaux et environnementaux stricts pour la production de leur carburant.
Gebana gère les 350 exploitations familiales implantées au Sud-ouest du Brésil. Elle leur garantit notamment des prix supérieurs de 20% à 70% à ceux des marchés locaux, des relations commerciales durables, des préfinancements, la transparence dans les affaires ainsi que de bonnes conditions salariales.
Pour leur production, les familles, propriétaires de leurs exploitations, ne doivent avoir recours ni à la deforestation, ni à l'irrigation, ni aux engrais synthétiques ou aux pesticides, ni aux OGM.
Surtout, l'huile est extraite d'un soja de deuxième qualité et ne représente donc pas une concurrence à la production alimentaire. Elle devrait prochainement provenir aussi de jatropha.
Dans 3 à 10 ans, Gebana envisage d'assurer une production de 10 millions de litres de carburant Bio&Fair, avec l'aide de 6 000 entreprises agricoles partenaires.
Une fois transformé, le carburant est commandé via internet. Gebana fait payer un supplément de 60 centimes par litre, le prix du respect des critères Bio&Fair. C'est ensuite au fournisseur Migrol de remplacer à la pompe la quantité de carburant fossile correspondante par le carburant vert.
(src : Gebana, Migrol)
Mots-clés : biocarburants, transports
Le Portugal, un temps d'avance sur les énergies propres
En annonçant des objectifs bien supérieurs aux ambitions communautaires, le Portugal devrait prendre une bonne longueur d'avance sur l'Europe en matière d'énergies renouvelables et de biocarburants.
José Socrates, le premier ministre portugais, a fixé lundi des objectifs ambitieux : en 2010, 45% de la consommation énergétique du Portugal devra provenir des énergies renouvelables. L'Europe avait fixé un taux de 20% a atteindre en 2020.
Le premier ministre a rappelé que le Portugal faisait déjà partie des meilleurs élèves au sein de l'UE, grâce notamment à un secteur éolien performant ainsi qu'à la présence des deux plus grandes centrales solaires au monde. Le pays envisage également la construction de 10 nouveaux barrages hydroélectriques dans les toutes prochaines années.
José Socrates a également annoncé que son pays afficherait 10 ans d'avance sur l'Europe concernant les biocarburants : dès 2010, les pompes portugaises proposeront des carburants dont 10% seront issus de l'agriculture.
(src : Agences)
Mots-clés : biocarburants, energies renouvelables, photovoltaique, solaire
Jean Ziegler qualifie le recours aux biocarburants de "crime contre l'humanité"
Jean Ziegler, Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, s’est inquiété vendredi 26 octobre devant la presse de l’augmentation du nombre d’affamés dans le monde et a dit craindre que la production massive de biocarburants comme l’éthanol n’aggrave encore le problème en diminuant les surfaces agricoles consacrées aux cultures vivrières.
Jean Ziegler a appelé à un moratoire de cinq ans, le temps nécessaire, a-t-il espéré, pour que la recherche trouve le moyen de tirer de l’éthanol des déchets agricoles, essentiellement des parties non comestibles de plantes comme le maïs ou le blé. « Il est légitime de vouloir fabriquer des biocarburants mais le résultat va être désastreux dans l’immédiat. » Il n’a pas hésité à parler d’un « crime contre l’humanité qui est commis lorsque l’on convertit un sol productif pour l’alimentation en terre à produire du biocarburant ».
M. Ziegler, qui s’est aussi exprimé le 25 octobre devant la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a dit craindre que le premier Objectif du Millénaire pour le développement, la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim, ne soit pas atteint à l’échéance de 2015. Il a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a augmenté tous les ans depuis 1996 pour dépasser les 850 millions, alors que l’on estime que la Terre pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit deux fois la population mondiale actuelle. En réponse à l’argument selon lequel le nombre d’affamés n’a en fait pas augmenté, en chiffres relatifs par rapport à la croissance de la population mondiale, l’universitaire suisse a répondu: « Je n’accepte pas ce raisonnement car un enfant qui meurt de faim n’est pas une statistique ».
Selon les estimations de l’ONU, six millions d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans le monde à cause de la malnutrition et des maladies associées. Parlant d’un « massacre de la faim qui n’obéit pas à la fatalité », il a estimé qu’un « enfant qui meurt de faim est assassiné ». M. Ziegler a mis en cause en particulier les subventions agricoles européennes qui permettent d’inonder les marchés africains à prix bradés et qui entraînent la ruine des agriculteurs locaux. Selon lui, « l’Union européenne crée de la faim en Afrique par son dumping agricole ».
Le Rapporteur spécial est aussi alarmé par l’augmentation des « réfugiés de la faim » qui tentent de gagner l’Europe et l’Amérique du Nord pour survivre et qui sont considérés comme des délinquants lorsqu’ils arrivent à destination quand ils ont la chance de ne pas mourir en chemin. Il a estimé qu’il est grand temps de renforcer les mécanismes de protection nationaux et internationaux en réaffirmant concrètement « le droit de se nourrir ». Les droits de l’homme ne sont pas uniquement politiques et civiques, a–t-il souligné, mais ils touchent aussi à l’économique, au social et à la culture. Jean Ziegler a estimé que l’Europe doit trouver une réponse autre que militaire pour repousser les miséreux à ses frontières. Il a proposé de créer un nouveau droit de l’homme –le droit d’accueil provisoire– qui protégerait les réfugiés de la faim », dont l’existence n’est actuellement pas reconnue dans les conventions internationales.
Mots-clés : biocarburants
Biocarburants : quels pays peuvent produire le plus ?
Deux chercheurs de l'université du Wisconsin-Madison ont classé 226 pays selon leur potentiel de production de biodiesel et son coût.
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Mots-clés : biocarburants, transports
Une entreprise de transports catalane fabrique son propre biodiesel pour ses camions
A Gironne, La compagnie de Transports Ceferino Martinez a ouvert une usine qui produit 16.000 litres quotidiens de biocarburant destinés à alimenter l'ensemble de ses camions. Le biocarburant s'utilise à l'état pur, sans être mélangé avec du gazole et est ensuite distribué dans tous les camions dont dispose cette compagnie. Au total, l'usine a une capacité annuelle de 5000 tonnes par an.
Fabriquer son propre biodiesel permet à l'entreprise de contrôler étroitement sa bonne qualité "en pariant pour une énergie renouvelable et économiquement rentable. Cela permet une amélioration des marges commerciales en minimisant le coût du gasole des derniers mois. "
La technologie utilisée a été apportée par l'entreprise suédoise Ageratec et par son partenaire espagnol Auto Producción de Biodiesel SL. Elle comporte les dernières avancées techniques dans la production de biodiesel. Grâce à cette usine, le groupe suédois s'introduit en Espagne, et s'ajoute à la cinquantaine d'installations que le groupe a déjà dans différents pays et sur tous les continents.
Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51045.htm
Mots-clés : biocarburants, transports
Eau ou bio-éthanol : faudra-t-il choisir ?
Aux Etats-Unis, des spécialistes s'inquiètent des conséquences qu'aura sur la ressource en eau une extension des cultures de maïs destinées à la fabrication de carburants.
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Mots-clés : biocarburants, energies renouvelables, ethanol, transports
ONU : Ziegler veut un moratoire sur les biocarburants
Le rapporteur spécial de l'onu pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, a jeté un pavé dans la mare onusienne jeudi, en annonçant qu'il proposerait un moratoire de 5 ans sur la production de biocarburant.
Ziegler prévoit une "hécatombe" en cas de poursuite de "cet empressement à vouloir subitement et de façon irréflechie, transformer un aliment (...) en carburant".
"Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant, qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide des prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau."
L'institut international de recherche sur les politiques alimentaire a en effet prévu une hausse des prix du maïs de 20% d'ici à 2010 et 41% d'ici à 2020, si la production de biocarburant poursuivait son développement.
Le 25 octobre prochain, Ziegler proposera donc devant l'Assemblée générale de l'ONU un moratoire de 5 ans sur la production végétale destinée à être transformée en carburant.
Néanmoins convaincu que les biocarburants constituent un avantage environnemental non négligeable, le rapporteur précise :
"Je souhaite que ce moratoire soit mis à profit pour passer directement à la deuxième génération des biocarburants qui, eux, sont fabriqués à base de résidus de culture, les rafles de maïs par exemple, "a-t-il confié jeudi à la Tribune de Genève.
"Autre solution possible, produire des biocarburants avec des plantes incomestibles cultivées sur des terres arides ou semi-arides."
Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde est estimé à 854 millions à ce jour, chiffre en constante augmentation depuis 1996.
(src: FAO, Tribune de Genève)
Mots-clés : biocarburants, energies renouvelables, transports
L'éthanol cellulosique, nouvelle tendance américaine ?
Depuis la mention de l'éthanol cellulosique dans le discours sur l'état de l'Union prononcé par le président Bush en janvier 2006, les initiatives et annonces se multiplient à propos de la mise en place de nouvelles filières de bioéthanol utilisant notamment les matériaux cellulosiques.
Un jour avant la clôture de l'année fiscale (30 septembre 2007), le DoE a attribué 10 millions de dollars de reliquats de crédits à chacun des trois Bionergy Centers déjà lauréats en juin dernier d'un budget total de 375 millions de dollars sur 5 années. Cet apport supplémentaire permettra à chacun des centres de débuter immédiatement leurs recherches.
L'Université du Tennessee (Knoxville) a annoncé la conclusion d'un partenariat avec Mascoma corporation pour la construction de la première usine pilote (5 millions de gallons par an) utilisant l'herbe des prairies (Panic érigé, Panicum virgatum, Switchgrass).
L'usine, implantée à Monroe County, qui devrait être livrée en 2009, représentera un investissement de 40 millions de dollars, tandis que 27 autres millions seront dépensés parallèlement dans des activités de R&D. L'Université du Tennessee est également impliquée dans le Bioenergy center dont le chef de file est Oak Ridge National Laboratory. L'Etat du Tennessee entend par ailleurs devenir leader dans la filière "Switchgrass". Macoma Corp. est déjà à l'origine de deux autres usines utilisant des matériaux cellulosiques qui seront implantées dans les Etats de New York et du Michigan.
Enfin, le Département d'Etat a officiellement lancé la préparation de la World International Renewable Energy Conference, qui aura lieu du 4 au 6 mars 2008 à Washington et devrait rassembler de nombreux délégués internationaux de niveau ministériel.
Lors de la réunion d'information présidée le 2 octobre 2007 par la sous-secrétaire d'Etat pour la démocratie et les affaires globales, Paula Dobriansky, les hauts représentants des différentes agences concernées (DoC, EPA, USDA) ainsi que du Council on Environmental Quality ont souligné que la coopération internationale autour du développement du bioéthanol cellulosique serait un des sujets de premier plan de la conférence.
En arrière plan de cet intérêt marqué pour l'éthanol cellulosique, la controverse sur les bénéfices environnementaux des agri-carburants, comme le bioéthanol à base de maïs, ne cesse de se développer. Un récent article cosigné par le Prix Nobel de chimie 1995 Paul Crutzen affirme que les émissions de protoxyde d'azote (N2O) des cultures annulent à elles seules la substitution des carburants fossiles par les biocarburants.
BE Etats-Unis numéro 94 (8/10/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51337.htm
Mots-clés : biocarburants, energies renouvelables, ethanol

