lundi 12 mai 2008

La communauté allemande de recherche sur l'énergie solaire soutient la version révisée de la loi EEG (D)

Dans le cadre de l'actuelle révision de la loi allemande de promotion des énergies renouvelables (ou loi EEG [1]), le comité pour l'environnement du Bundestag a mené le 5 mai 2008 une séance de consultations auprès d'une série d'experts et de groupes d'intérêt. Les questions adressées par les différentes fractions politiques du Parlement fédéral au groupe de consultation portaient notamment sur les objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables électriques pour 2020 et 2030 et la capacité du projet de loi à les réaliser.

A cette occasion, la porte-parole de l'Association pour la recherche sur l'énergie solaire (FVS), Dr. Eicke Weber, s'est positionné en faveur des propositions issues du rapport d'expérience du Ministère fédéral de l'environnement (BMU) ([2] lire article du BE Allemagne 344 - 19/07/2007), propositions qui constituent la base des discussions actuelles autour du projet de révision de la loi EEG.

"Les modifications du système de tarifs préférentiels que prévoit la version révisée de la loi EEG exigent des performances accrues de la part de la recherche. Cela rend indispensable une augmentation du taux de croissance annuel des moyens du Bund mis à disposition des chercheurs : de 8% actuellement à minimum 20%". C'est la seule manière d'atteindre notamment les objectifs ambitieux de réduction des coûts dans le domaine du photovoltaïque (50% d'ici 2014).

Dans le contexte d'un marché global en forte croissance, une hausse du facteur de dégression des tarifs qui serait supérieure à la valeur proposée par le BMU pourrait, selon M. Weber, mettre gravement en danger la position de leader de l'Allemagne. Rappelons que les acteurs industriels des énergies renouvelables se positionnent eux pour une suppression temporaire de cette dégression. Ils plaident également pour une révision à la hausse des nouveaux tarifs de rachat de l'électricité EEG proposés dans le cadre du nouveau projet de loi ([3] lire article correspondant du BE Allemagne 378 - 27/03/2008).

Selon toute vraissemblance, la nouvelle loi EEG devrait être adoptée en août 2008 et entrer en vigueur en janvier 2009. La loi EEG joue un rôle d'accélérateur d'innovation : elle stimule la poursuite des développements industriels et contribue à une restructuration du paysage énergétique nécessaire à la réalisation des objectifs de développement des énergies renouvelables pour 2020 et après. Elle est aussi fortement créatrice d'emplois ([4] lire article correspondant du BE Allemagne 353 - 20/09/2007).

La FVS a été fondée en 1990 par la communauté Helmholtz, la société Fraunhofer et le Ministère fédéral de l'enseignement supérieur et de la recherche (BMBF). Cette association concentre un spectre très large de recherches menées sur les énergies solaires et les énergies renouvelables : cellules photovoltaïques, solaire thermique, énergie éolienne, géothermie, bioénergie, piles à combustibles et technologies de stockage de l'énergie.

Les dix membres de l'Association pour la recherche sur l'énergie solaire (FVS) sont :
DLR : Centre aérospatial allemand
FZJ : Centre de recherche de Jülich
IBP : Institut Fraunhofer de physique du bâtiment
ISE : Institut Fraunhofer des systèmes d'énergie solaire de Freiburg
GFZ : Centre de recherche des sciences de la terre de Potsdam
HMI : Institut Hahn-Meitner de Berlin
ISFH : Institut pour la recherche sur l'énergie solaire de Hameln Emmerthal
ISET : Institut de recherche sur les techniques d'approvisionnement énergétique solaire
ZAE Bayern : Centre bavarois de recherche appliquée sur l'énergie
ZSW : Centre de recherche sur l'énergie solaire et l'hydrogène du Bade-Wurtemberg

Audi compte proposer des voitures électriques d'ici 5 à 10 ans

FRANCFORT (Reuters) - Audi, division haut de gamme du constructeur automobile allemand Volkswagen, compte proposer des voitures sans aucune émission polluante d'ici dix ans, déclare le patron de la marque.
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Dans une interview au journal dominical allemand Welt am Sonntag, Rupert Stadler dit entrevoir de grandes opportunités sur le marché des voitures électriques et s'attend à ce que les technologies diesel et batteries dominent le secteur au cours des cinq à dix prochaines années.

"D'ici là, nous proposerons des voitures sans émissions d'échappement", a-t-il ajouté.

Le secteur automobile allemand mise beaucoup actuellement sur le développement de nouvelles technologies qui lui permettront de son conformer au durcissement des normes européennes en matière d'émissions de gaz à effet de serre et d'économiser le carburant.

BMW a déjà annoncé de son côté que la décision de construire ou non un véhicule électrique serait prise cette année.

Nicola Leske version française Gilles Guillaume

Le concept d'île renouvelable en test sur les îles portugaises

Des chercheurs portugais et américains vont étudier, dans le cadre du programme MIT-Portugal (collaboration à grande échelle entre le MIT et des entités portugaises afin de développer des programmes de recherche liés à l'ingénierie des systèmes), l'application aux Açores et à Madère de nouvelles technologies qui rendraient viable le concept "d'île soutenable".

Un protocole a été cosigné au cours de la conférence européenne du Massachussets Institute of Technology (MIT) entre des universités portugaises, le programme MIT-Portugal et les agences régionales de l'énergie environnementale des régions autonomes des Açores (ARENA) et de Madère (AREAM). D'après le secrétaire d'état pour la science et la technologie Manuel Heitor, "le programme MIT-Portugal et les agences régionales vont étudier la possibilité de valoriser les ressources énergétiques endogènes qui permettraient à des îles, les Açores et Madère en particulier, de devenir énergétiquement autosuffisantes". Pour ce faire, il est nécessaire d'investir dans les énergies renouvelables tout en prenant en compte le contexte spécifique de chacune de ces îles. Si ces recherches aboutissent à des propositions globales efficaces, des entreprises comme Galp (entreprise pétrolière portugaise) ou EDP (Energie de Portugal) se disent prêtes à les développer. Les processus élaborés seront appliqués au cas par cas. Ainsi, l'île de Madère, du fait de sa taille, ne pourra pas couvrir 100% de ses besoins par des énergies d'origine renouvelable et des combinaisons devront co-exister. L'île de São Miguel, aux Açores, quand à elle pourrait devenir totalement autosuffisante en énergie d'origine renouvelable. Produisant déjà de l'énergie géothermique, sa capacité de production pourrait être augmentée. Déjà, des solutions ont été développées pour utiliser cette énergie qui est encore perdue durant la nuit. L'objectif est de parvenir à ce qui a été réalisé en Islande, île qui est passée en 50 ans de l'utilisation de l'énergie fossile (charbon) à une énergie complètement renouvelable (d'origine géothermique et hydroélectrique).

Src: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54558.htm

lundi 5 mai 2008

Un diagnostic électricité obligatoire dès 2009

Le 24 avril dernier, a été publié au Journal officiel le décret d'application qui prévoit de rendre obligatoire le diagnostic électricité dans les immeubles à usage d'habitation au 1er janvier 2009.

Ce diagnostic permettra de savoir si l'installation électrique présente ou non des risques pour la sécurité des personnes. Il s'appliquera lors de la vente d'un logement dont l'installation électrique date de plus de 15 ans.

Un professionnel certifié devra vérifier "les parties privatives des locaux à usage d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'appareil général de commande et de protection de l'installation électrique propre à chaque logement, jusqu'aux bornes d'alimentation ou jusqu'aux socles des prises de courant". Il devra également vérifier "l'adéquation des équipements fixes aux caractéristiques du réseau et sur les conditions de leur installation au regard des exigences de sécurité".

Le diagnostic qui sera valable trois ans devra s'assurer de la présence d'un appareil général de commande et de protection et de son accessibilité, d'au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre, d'un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs, sur chaque circuit, d'une liaison équipotentielle et d'une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.

Il devra également mentionner les matériels électriques inadaptés à l'usage ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension ainsi que les conducteurs non protégés mécaniquement.

7 millions d'installations à risques

Selon des chiffres publiés en 2004 par le Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel) qui réunit des organisations de consommateurs et professionnelles, "sept millions de logements sont équipés d'une installation présentant des risques, dont 2,3 millions sont considérées comme très dangereuses".

"Les conséquences directes sont désastreuses : sur 250.000 sinistres recensés chaque année, provoquant 10.000 victimes dont environ 400 décès, le tiers est directement imputable à des incendies d'origine électrique. Les accidents liés à des chocs électriques font quant à eux 4.000 victimes par an dont près de 100 morts", a ajouté le Gresel.

Src: www.enviro2b.com

jeudi 1 mai 2008

"Le développement des énergies renouvelables ne coûte pas cher"

Alors que le gouvernement veut faire des économies, le syndicat des énergies renouvelables (SER) a estimé à 3 milliards d'euros par an le coût du plan du Grenelle de l'environnement qui vise à augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à l'horizon 2020.

"Respectez les engagements du Grenelle, ne révisez pas à la baisse les objectifs de production d'énergie renouvelable alors que la France doit prendre la présidence de l'Union européenne", a indiqué jeudi André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables.

"Nous avons présenté notre chiffrage. On nous dit que le projet de loi est prêt, mais nous n'avons toujours pas de réponse de Bercy. Les comités opérationnels du Grenelle ont pourtant demandé ces données dès l'été dernier. Nous sommes inquiets", a-t-il ajouté.

4 milliards d'euros de recettes fiscales

Pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement, le SER estime avoir besoin d'ici 2020 de 2,5 à 3 milliards d'euros de dépenses fiscales par an. Si le plan a un coût, André Antolini a précisé qu'il permettrait d'éviter le rejet de 66 millions de tonnes de CO2 et de générer 4 milliards d'euros de recettes fiscales collectives grâce à la création de 120.000 emplois dans le secteur.

De plus, compte tenu de l'augmentation prévisible des tarifs de l'électricité, du gaz et du fuel, ce plan permettrait aux ménages français de réaliser des économies d'énergie. Selon le SER, quelques 6 milliards d'euros pourraient ainsi être économisés.

"Le développement des énergies renouvelables ne coûte pas cher, entraîne des gains en recettes fiscales, en dépenses évitées - chômage et charges sociales - et des gains en pouvoir d'achat pour les ménages", a indiqué le président du SER.

Loi débattue en juin

Alors que la loi doit être débattue au Parlement au mois de juin prochain, André Antolini craint que "certains parlementaires recommencent à attaquer l'éolien" qui devrait représenter 4 millions de tep sur les 20 millions de tep d'énergies renouvelables en 2020.

Src: www.enviro2b.com

Les éoliennes offshore vont apparaître en Normandie

VEULETTES-SUR-MER, Seine-Maritime (Reuters) - Le premier parc d'éoliennes offshore de France sera créé à la fin de l'année prochaine, en Manche, au large de Veulettes-sur-Mer, petite commune située au sud de Fécamp, sur la côte d'Albâtre.

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Ce parc sera composé de 21 éoliennes qui produiront chacune cinq mégawatts, soit un total de 105 mégawatts, de quoi fournir de l'électricité à 120.000 personnes.

Les enquêtes publiques sont terminées. Ne manque que le permis de construire du préfet, qui ne devrait pas poser de problème, explique le sous-préfet de Dieppe, Olivier de Mazières. Les travaux, d'un coût prévu de 270 millions d'euros, devraient commencer avant l'hiver.

Le projet fait le bonheur du bourg de 300 habitants où affluent chaque année 2.200 estivants.

La taxe qui sera acquittée par l'opérateur, la société allemande Enertrag, apporterait 1,3 million d'euros, dont la moitié pour les marins-pêcheurs et l'autre moitié aux communes ayant vue sur les pylônes, Veulettes-sur-Mer, Paluel, Saint-Valéry-en-Caux, Saint-Sylvain et Saint-Martin-aux-Bunots.

Christian Legrand, le maire, un boulanger retraité, se réjouit. "Chez nous, tout le monde est pour, sauf une quinzaine de propriétaires de résidences secondaires", dit-il.

Et les pêcheurs ? Christian Legrand sourit : "c'est vrai qu'ils disent que là où on va mettre les pylônes, c'est là où il y a le meilleur poisson. J'aurais été pêcheur, j'aurais fait comme eux".

Les pêcheurs seront dédommagés, dit-il. "Comme les trois rangées de sept éoliennes seront espacées de 1,4 km et les pylônes, entre eux, de 700 mètres, cela laissera de la place pour la pêche à la ligne et la pose de casiers", souligne-t-il.

TROIS AUTRES PROJETS EN PREPARATION

Guillaume Fagot, chef du projet offshore à Enertrag, explique que les raccordements de courant en mer et sur terre jusqu'à Fécamp seront enterrés. Les câbles reposeront à 1,40 m de profondeur en terre et à 1,10 m ou 1,20 m en mer.

A une profondeur de 15 m, au large de Veulettes, la technique utilisée sera innovante. Les éoliennes seront fixées sur des tripodes métalliques, et non sur des blocs de béton ou des mono-pieux, ce qui permet de "valider une nouvelle technique industrielle", dit Guillaume Fagot.

La construction de ce parc offshore répond au marché lancé sous forme d'appel d'offre en 2004 par le gouvernement.

D'autres projets offshore moins avancés que celui de Veulettes concernent le littoral normand. "Ils en sont encore au stade d'approche des élus et de la population, à un stade pré-administratif", explique le sous-préfet Olivier de Mazières, qui est chargé de ces projets.

Le plus gros projet est celui de La Compagnie du Vent de Montpellier (Hérault), filiale du Danois Vestas, qui veut installer 120 éoliennes au large du Tréport, entre Normandie et Picardie, dans une zone où se trouvent des explosifs datant de la Seconde guerre mondiale.

Deux autres sont en préparation par WPD Offshore France, une autre société allemande, l'un devant Fécamp qui compterait 50 à 60 éoliennes pour une puissance de 250 à 300 mégawatts dans "le parc des Hautes-Falaises", l'autre au large de Port-en-Bessin (Calvados) qui totaliserait une cinquantaine de machines pour une puissance de 250 MGW.

Un nouvel opérateur EnR pour l'agglomération de Montpellier

La Société d'Economie Mixte de la Région Montpelliéraine (SERM) a récemment créé la société par actions simplifiées (SAS) Énergies du Sud, avec des partenaires dont la Caisse des Dépôts et Consignations, qui a pour mission de favoriser le recours systématique aux énergies renouvelables dans les nouveaux programmes de construction. Un montage contractuel innovant apportera des réponses adaptées aux entreprises, collectivités et promoteurs, notamment pour la production d'électricité d'origine photovoltaïque.
D'après Développement Durable Le Journal (voir article en référence), Energies du Sud dispose d'un budget de 18 millions d'euros pour les 5 ans à venir. La société prépare notamment valorisation du biogaz produit par la décomposition des déchets du centre d'enfouissement technique du Thôt, aux portes de Montpellier

Source : Développement Durable, Le Journal, 22/04/2008, Patrick Cros Energies du Dus, un nouvel outil de développement à Montpellier

ECN développe une clim de voiture à base de chaleur "gratuite"

Le Centre d'Energie des Pays-Bas (ECN) développe un nouveau type de climatisation, en coopération avec sept universités et entreprises européennes, parmi lesquelles le constructeur automobile italien FIAT et le constructeur de poids lourds Iveco. Il s'agit d'une climatisation pour véhicule routiers fonctionnant à partir de la chaleur produite par le circuit de refroidissement du moteur. "C'est de la chaleur gratuite qui serait autrement évacuée par le radiateur", déclare Dr Ronald de Boer, chercheur à l'ECN.

La génération actuelle de climatisations de voitures participe beaucoup à l'effet de serre, non seulement à cause du carburant supplémentaire utilisé, mais également en raison du liquide de refroidissement. Le nouveau système fonctionne à l'aide d'une pompe thermochimique qui contient du gel de silice. Ce gel, composé de silicium et d'oxygène, alterne l'adsorption et la désorption de la vapeur d'eau. On utilise déjà des systèmes de refroidissement comparables dans les grands systèmes de refroidissement industriels. Le prototype qui sera construit sera inséré dans le coffre d'une FIAT Punto. "Si les résultats sont positifs, il faudra faire le transfert du coffre au capot", déclare De Boer. Ce dernier estime qu'il faudra compter au moins cinq ans avant que la première voiture équipée de ce système soit disponible chez les concessionnaires.

L'ECN envisage aussi de décliner le système sur d'autres applications comme la climatisation des locaux à usage d'habitation et de bureaux.

Src: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54370.htm

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